Trois Belges sur quatre confrontés à la précarité des soins ne connaissent pas les aides disponibles
Une nouvelle étude révèle que la précarité des soins ne recule pratiquement pas en Belgique depuis au moins trois ans.

- 26 % des adultes en Belgique sont confrontés à la précarité des soins. À Bruxelles, ce chiffre atteint même 40 %.
- 75 % des personnes concernées ignorent qu’il existe des programmes d’aide pour accéder aux produits de soins.
- 53 % éprouvent de la gêne et de la honte à demander de l’aide.
- 52 % demanderaient de l’aide si les démarches étaient plus simples et plus accessibles.
Anvers, 5 octobre 2026 – Plus d’un quart des adultes en Belgique n’ont pas toujours les moyens d’acheter des produits de soins du quotidien, comme du dentifrice, du shampoing ou des serviettes hygiéniques. Pourtant, trois Belges concernés sur quatre ne connaissent pas les aides existantes. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par Ipsos I&O à la demande de Kruidvat et de la Fédération Belge des Banques Alimentaires.
En Belgique, 26 % des adultes sont confrontés à la précarité des soins. Cela signifie qu’au cours des douze derniers mois, ils n’ont pas toujours pu acheter des produits d’hygiène du quotidien, faute de moyens financiers. Cette proportion reste pratiquement inchangée depuis trois ans : 27 % en 2024, 27 % en 2025 et 26 % aujourd’hui. Pour 14 % des personnes concernées, ces difficultés se présentent chaque semaine, voire chaque jour.
Bruxelles est la région la plus touchée par la précarité des soins
Les chiffres varient fortement d’une région à l’autre. À Bruxelles, 40 % des adultes sont confrontés à la précarité des soins, contre 29 % en Wallonie et 22 % en Flandre. La répartition par âge va également à l’encontre de certaines idées reçues car les personnes dans la vingtaine et la trentaine sont surreprésentées. Ainsi, les 26 à 35 ans constituent 25 % des Belges confrontés à la précarité des soins, alors qu’ils ne représentent que 16 % de la population. Chez les plus de 65 ans, c’est l’inverse.
« Le fait qu’un quart des adultes n’aient pas les moyens d’acheter des produits d’hygiène de base, comme du dentifrice, du shampoing ou des serviettes hygiéniques, ne peut laisser personne indifférent. Il est d’autant plus préoccupant de constater que beaucoup ne savent pas vers qui se tourner pour obtenir de l’aide. Il ne suffit pas que des aides existent : elles doivent aussi être faciles à trouver et accessibles », déclare Bert Verhoef, Managing Director de Kruidvat Belgique.
La honte empêche de demander de l’aide
Même lorsque des aides existent, il n’est pas toujours facile d’y faire appel. Parmi les personnes confrontées à la précarité des soins, 53 % éprouvent de la gêne et de la honte à demander une aide financière ou matérielle. Par ailleurs, 52 % ont du mal à accepter de l’aide, même lorsqu’elles en ont besoin pour se procurer des produits essentiels. À ces réticences s’ajoute un manque d’information : seules 24 % déclarent connaître les programmes existants. Malgré ces freins, 52 % des personnes concernées se disent prêtes à demander de l’aide si les démarches étaient plus simples et plus accessibles.
Une nouvelle campagne solidaire
Kruidvat a commandité cette étude dans le cadre des semaines des « Promos Solidaires ». Durant cette période, l’enseigne mène sa campagne 1+1+1 : pour chaque produit participant acheté, le client reçoit un deuxième exemplaire gratuitement. Kruidvat fait ensuite don d’un exemplaire supplémentaire à des personnes qui n’ont pas les moyens de l’acheter.
« Quand on doit compter chaque euro, on supprime d’abord les produits qui ne finissent pas dans l’assiette. La crème solaire ou le déodorant deviennent alors un luxe, alors qu’ils font tout simplement partie d’une vie digne. Les produits que nous recevons grâce à la campagne « 1+1+1 » de Kruidvat viennent compléter à merveille les produits d’hygiène que nous distribuons depuis quelques années afin de répondre à la demande sans cesse croissante pour ces articles. Ils nous permettent ainsi d’offrir aux personnes qui viennent nous voir davantage que de la nourriture. « Chaque client qui participe aide directement une personne de son propre quartier », explique Marc Mertens, directeur général de la Fédération belge des banques alimentaires.
Un engagement qui se traduit par des actions concrètes
Depuis plusieurs années, Kruidvat s’engage à briser le tabou autour de la précarité des soins et à soutenir les personnes qui en ont le plus besoin. Outre plusieurs campagnes de grande ampleur chaque année, l’enseigne a déjà fait don de plus de 180 000 cartes Kruidvat Health & Beauty d’une valeur de 25 euros. Des millions de produits de soins ont également été distribués par l’intermédiaire de l’Armoedefonds (aux Pays-bas) et de la Fédération Belge des Banques Alimentaires. L’enseigne de produits de santé et de beauté à petits prix est aussi à l’origine de l’Armoede Alliantie, une alliance d’entreprises visant à renforcer leur impact dans la lutte contre la précarité des soins.
À propos de l’étude
Ipsos I&O a réalisé cette étude à la demande de Kruidvat, de Armoedefonds et de la Fédération Belge des Banques Alimentaires. L’enquête a été menée en ligne du 28 janvier au 13 février 2026 inclus. En Belgique, 850 personnes confrontées à la précarité des soins ont été interrogées. La proportion de 26 % a été calculée à partir des données recueillies lors de la phase de sélection auprès de 2 915 Belges. Les données ont été pondérées selon l’âge, le genre et la région. Une personne est considérée comme étant confrontée à la précarité des soins lorsqu’elle n’a parfois ou souvent pas pu acheter des produits de soins du quotidien au cours des douze derniers mois, faute de moyens financiers.