Étude : près de la moitié des femmes belges ne parlent à personne de leurs symptômes de la ménopause
Kruidvat souhaite briser le tabou et normaliser la ménopause
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- 81 % des femmes belges âgées de 40 à 60 ans présentent actuellement des symptômes de la ménopause.
- Près de la moitié (46%) des femmes présentant des symptômes physiques n'en parlent à personne ; il en va de même pour les troubles psychologiques (45%).
- 15 % des personnes interrogées indiquent que reconnaître ces symptômes revient à admettre officiellement qu'elles vieillissent.
- Seule une femme sur trois estime que l'aide disponible est suffisamment accessible.
Bien que chaque femme traverse la ménopause à un moment donné, nous en savons étonnamment peu à ce sujet. Une étude commandée par Kruidvat révèle que pour près de la moitié (46%) des femmes belges entre 40 et 60 ans, les informations sur cette phase restent superficielles. Ce « déficit d’information » laisse des traces profondes : les femmes sont contraintes de trouver leur chemin sans repères. Ainsi, près de 30% des femmes ne reconnaissent pas les signaux de leur corps comme des symptômes de la ménopause. Cette ignorance n’est pas un choix, mais une conséquence directe du silence qui entoure encore ce sujet. C'est pourquoi Kruidvat lance la campagne « À cœur ouvert, sur la ménopause » afin de briser le tabou et de normaliser la ménopause. La campagne débutera le 6 avril prochain lors de la Semaine de la Ménopause.
La crainte de ne pas être prise au sérieux
Cette étude de Kruidvat révèle qu’un quart des femmes considèrent la ménopause comme une affaire strictement personnelle. De plus, la honte joue un rôle important ; 15 % des personnes interrogées indiquent que reconnaître ces symptômes revient à déclarer officiellement son vieillissement. Près de 45 % des femmes gardent leurs désagréments physiques pour elles, un chiffre qui grimpe à 46 % pour les maux psychologiques : le cap est tout simplement trop difficile à franchir par peur de ne pas être prises au sérieux.
La Dr Renkin, gynécologue-obstétricienne et consultante externe aux Cliniques universitaires Saint-Luc, déclare, “Il est essentiel de rappeler qu’il existe des réponses, des explications précises et des approches adaptées pour accompagner cette période de vie. Cela nécessite un espace et un temps consacrés par le corps médical aux patientes qui traversent cette étape, ainsi qu’aux questions qui y sont liées. À ce tournant de la vie, il devient également essentiel d’aborder la santé de manière plus globale. L’hygiène de vie (alimentation, sommeil, activité physique, gestion du stress) joue un rôle clé dans la manière dont cette période est vécue. Elle peut être l’occasion de se recentrer sur soi, de redéfinir ses priorités et d’ouvrir un nouveau chapitre de vie, plus libre et pleinement assumé”
Parler de la sécheresse vaginale : un obstacle majeur
Les plus grands tabous concernent les maux qui touchent à la féminité et à l’intimité. Plus de la moitié des femmes (57 %) ressentent un obstacle évident à parler de la sécheresse vaginale. Un pourcentage similaire (53 %) éprouve une grande réticence à parler d’une baisse de la libido. De même, 43 % des femmes belges préfèrent éviter d’évoquer des troubles psychologiques tels que l’anxiété, la morosité ou les sentiments dépressifs dans leurs conversations avec leur entourage.
Méconnaissance des solutions
Outre les barrières sociales, il existe un énorme déficit de connaissances quant aux solutions disponibles. Plus de la moitié des femmes belges (57%) ignorent totalement l’existence de produits non hormonaux en vente libre, facilement accessibles en pharmacie. Cette méconnaissance est particulièrement marquée chez les femmes de 40 à 44 ans, avec un taux de 66%. La connaissance de ces options n'atteint que 51% lorsque les femmes ont 55 ans ou sont déjà bien avancées dans la ménopause. Au final, seules 33% des femmes déclarent savoir réellement quels remèdes sont disponibles.
Brenda Smith, Chief Marketing Officer chez Kruidvat: "Il est frappant de constater que la ménopause demeure un sujet tabou, alors qu’elle concerne toutes les femmes. Chez Kruidvat, nous sommes attentifs aux sujets de société et aux préoccupations de nos clientes et observons que beaucoup hésitent encore à demander de l’aide ou des conseils, souvent à cause de la gêne et du manque d’information. Avec notre campagne “À cœur ouvert, sur la ménopause”, nous voulons contribuer à lever ce tabou.”
Pays-Bas versus Belgique
L'étude révèle également que les femmes flamandes se sentent généralement mieux informées sur la ménopause que les femmes wallonnes, tandis que le tabou lié à la recherche d'aide est plus fortement ancré en Wallonie. Par rapport aux Pays-Bas voisins, les femmes belges accusent un retard de connaissances plus marqué ; les femmes néerlandaises déclarent en effet beaucoup plus souvent bien comprendre ce qu'implique la ménopause (61 % contre 39 % en Belgique). Cet écart se manifeste également dans la connaissance des solutions d'accompagnement, la sensibilisation étant nettement plus élevée aux Pays-Bas (57 %) qu'en Belgique (43 %). Enfin, le tabou demeure plus persistant en Belgique : les femmes belges dissimulent plus fréquemment leurs symptômes par honte (41 %) et ont plus souvent le sentiment de ne pas être prises au sérieux (42 %) que leurs voisines du nord (respectivement 34 % et 33 %).
À propos de l'étude
Les données sont issues d'une enquête quantitative en ligne réalisée par le bureau d'études Markteffect, à la demande de Kruidvat, auprès d'un échantillon représentatif à l'échelle nationale de 1 001 femmes belges (n=1001) âgées de 40 à 60 ans. Les données ont été collectées du 6 au 24 février 2026. L'enquête a été pondérée en fonction de l'âge et de la région.
À propos de Kruidvat
Kruidvat souhaite rendre la santé, la beauté et le bien-être accessibles à tous. Avec plus de 3 500 employés et plus de 300 magasins en Belgique, Kruidvat est le leader du marché de la santé et de la beauté. Kruidvat donne tout son sens à sa devise « Toujours surprenant, toujours avantageux » en proposant un large choix de produits de santé, de beauté et pour bébés avantageux, variés et de grande qualité.
Aïcha Moussaoui
Marie-France Vodikulwakidi
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