Étude : 1 Belge sur 4 souffrant de fuites urinaires n'en parle à personne
Les fuites urinaires sont plus fréquentes qu’on ne le pense : la campagne de Kruidvat apporte des informations, des conseils et des solutions accessibles

En bref :
- 13 % des personnes âgées de 30 à 80 ans ont souffert de fuites urinaires au cours des deux dernières années. Les femmes (18 %) sont plus souvent concernées que les hommes (7 %).
- Plus de trois quarts (77 %) des personnes concernées en souffrent au moins une fois par semaine, et près d’une sur trois (31 %) en souffrent plusieurs fois par jour.
- Deux tiers (66 %) des personnes concernées n’ont jamais demandé d’aide et un quart (25 %) n’en a parlé à personne.
- Huit personnes concernées sur dix estiment qu’il faudrait davantage informer le public sur les fuites urinaires.
Au cours des deux dernières années, les fuites urinaires ont touché plus d’un Belge sur dix (13 %) âgé de 30 à 80 ans. Pourtant, le sujet reste largement tabou. Plus de deux tiers des personnes concernées (71 %) en ont honte, un quart (25 %) n’en a parlé à personne et deux tiers (66 %) n’ont jamais demandé d’aide. Ce silence a des conséquences concrètes : beaucoup ignorent que les fuites urinaires peuvent être prises en charge et qu’il existe des protections discrètes et adaptées. Kruidvat lance donc une campagne pour sensibiliser le public, contribuer à briser le tabou et rappeler qu’il est possible de continuer à vivre pleinement malgré les fuites urinaires.
Parler de fuites urinaires reste difficile. Plus de la moitié des personnes concernées (51 %) se sentent mal à l’aise à l’idée d’aborder le sujet, notamment par honte ou par peur du regard des autres. Lorsqu’elles en franchissent le pas, elles se tournent généralement vers un professionnel de santé. Les hommes s’adressent surtout à leur médecin généraliste ou à leur urologue, tandis que les femmes se tournent davantage vers leur gynécologue. En dehors du cadre médical, le sujet reste toutefois beaucoup plus difficile à aborder, y compris avec la famille ou les amis.
Caroline Goetghebuer, kinésithérapeute spécialisée dans le plancher pelvien : « Dans mon cabinet, j’entends encore trop souvent : “Je pensais que c’était normal après avoir eu des enfants ou en avançant en âge.” Pourtant, même si elles sont fréquentes, les fuites urinaires ne sont pas une fatalité. La prévention reste largement insuffisante, notamment après une grossesse et lors de la pratique sportive. Il ne faut pas attendre que les symptômes s’installent : mieux comprendre le fonctionnement de son périnée, apprendre à gérer les pressions abdominales et consulter rapidement peuvent réellement faire la différence.»
Un impact considérable sur la vie quotidienne
Les fuites urinaires peuvent avoir des répercussions importantes sur la vie quotidienne et provoquer de la honte, de l'insécurité et du stress. Pour plus de la moitié des personnes concernées (54 %), cela a un impact important sur leur quotidien. Près d’une personne sur deux (46 %) évite même certaines activités. La grande majorité (78 %) prend également des précautions, par exemple en allant aux toilettes préventivement ou en utilisant des produits absorbants.
Le vieillissement est la principale cause des fuites urinaires. Chez les femmes, les premiers symptômes apparaissent en moyenne vers 44 ans, souvent après une grossesse ou un accouchement, ou encore au moment de la ménopause. Chez les hommes, ils surviennent en moyenne vers 47 ans et sont plus souvent associés à une cause médicale, telle qu’une maladie, une intervention chirurgicale ou la prise de certains médicaments.
Caroline Goetghebuer ajoute : « Les fuites urinaires ne devraient jamais pousser une femme à renoncer au sport ni à limiter ses activités quotidiennes. Elles peuvent notamment apparaître ou s’accentuer pendant la périménopause et la ménopause, mais cela ne signifie pas qu’il faille les accepter. Une prise en charge personnalisée peut associer une rééducation abdomino-pelvienne adaptée à la vie et au sport de chaque femme, un apprentissage de la gestion des pressions abdominales et, lorsque cela est indiqué, l’utilisation d’un pessaire. Il existe des solutions concrètes pour continuer à bouger et vivre pleinement, avec confiance. »
Des solutions encore trop peu méconnues
Au-delà des barrières sociales, les solutions disponibles restent peu connues. Moins de la moitié des personnes concernées (42 %) connaissent bien la différence entre les produits spécifiquement conçus pour les fuites urinaires et les protections menstruelles. Ce manque de connaissances montre la nécessité de mieux informer le public : huit personnes concernées sur dix (80 %) estiment qu’il faudrait davantage d’information sur le sujet. Par ailleurs, la majorité des utilisateurs se disent satisfaits de l’offre existante (59 %), même si un quart (26 %) estime qu’elle pourrait encore être améliorée, notamment en matière de discrétion et de disponibilité.
Bert Verhoef, Managing Director de Kruidvat Belgique : « Il est frappant de constater combien de personnes souffrant de fuites urinaires vivent ce problème dans le silence, alors qu’il touche tant de Belges. Chez Kruidvat, nous sommes proches du quotidien de nos clients et constatons que la honte et le manque d’information constituent encore trop souvent un frein à la recherche d’aide ou de conseils. Avec cette campagne, nous voulons contribuer à briser le tabou et montrer qu’il existe des solutions discrètes, accessibles et abordables. »
Des différences entre les femmes et les hommes
La manière dont les Belges gèrent leurs troubles diffère fortement entre les femmes et les hommes. Ainsi, les femmes optent principalement pour des protège-slips, des serviettes ou des protections spécialement conçues à cet effet, en accordant une attention particulière au confort et à la discrétion. De leur côté, les hommes ont davantage recours aux médicaments. Cependant, un quart d’entre eux (25 %) n’utilise aucun dispositif, produit ni traitement. Une différence se dessine également dans la manière d’éviter certaines situations. Les femmes renoncent plus souvent au sport ou à l’effort physique, tandis que les hommes évitent davantage les longs trajets en voiture et les sorties entre amis.
À propos de l’étude
Les données proviennent d’une enquête quantitative en ligne menée par l’institut de sondage Ipsos I&O à la demande de Kruidvat. Le travail de terrain s’est déroulé du 5 au 15 juin 2026 auprès de 500 Belges (n = 500), âgés de 30 à 80 ans, ayant souffert de fuites urinaires au cours des deux dernières années. Le taux de prévalence de 13 % a été calculé à partir d’un échantillon plus large de 4 266 Belges.
Sander Khouw
Marie-France Vodikulwakidi